Après le verdict historique du 9 mars dernier, la justice congolaise passe à l’offensive. Un mandat d’arrêt décerné à Jean-Guy Blaise Mayolas aurait été officiellement activé afin de retrouver le président de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT).
De la tribune d’honneur à l’avis de recherche
Le contraste est saisissant. Alors que ses lieutenants dorment déjà en cellule, Jean-Guy Blaise Mayolas reste introuvable. Condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité, il échappe encore aux autorités.
Ce basculement marque une rupture nette et met fin à une ère d’impunité apparente. Les faits reprochés sont lourds. Ils concernent le détournement de plus de 742 millions de FCFA, issus des fonds Forward de la FIFA et des aides d’urgence liées au Covid-19.
Désormais, l’affaire dépasse le cadre sportif et s’inscrit pleinement dans une dimension judiciaire internationale.
Interpol en ligne de mire : Une cavale internationale ?
Une nouvelle étape est franchie. L’émission de ce mandat d’arrêt contre Jean-Guy Blaise Mayolas transforme l’affaire en une chasse transfrontalière.
Selon plusieurs sources proches du dossier, les autorités congolaises auraient déjà engagé une coopération active avec des polices régionales et internationales.
L’objectif est clair : localiser Jean-Guy Blaise Mayolas, soupçonné d’avoir quitté le territoire avant la sentence.
Dans ce contexte, la pression monte progressivement et renforce l’ampleur du dossier.
Quel avenir pour le football congolais ?
Au-delà du cas individuel, cette affaire jette une ombre sur la gouvernance du football congolais. Toutefois, elle peut aussi ouvrir la voie à un renouveau.
Alors que le mandat d’arrêt international suit son cours, les regards se tournent vers la FIFA et la CAF.
Leur réaction est désormais très attendue face à la cavale d’un président condamné pour détournement de fonds. Une chose reste certaine : le sifflet final n’a pas encore retenti dans l’affaire Mayolas.