C’est un séisme d’une magnitude sans précédent qui secoue la Botte. Pour la 3e fois consécutive, la Squadra Azzurra ne verra pas la Coupe du Monde. Entre démissions en cascade, crash financier et humiliation sportive, l’Italie du foot vient de vivre sa pire semaine de l’histoire moderne.
Le 31 mars 2026 restera gravé comme une date noire à Zenica. Face à une Bosnie-Herzégovine survoltée, les Azzurri ont sombré lors de la séance fatidique des tirs au but (4-1). Cette nouvelle élimination de l’Italie pour le Mondial 2026 n’est pas seulement un échec sportif. C’est un traumatisme national qui remet tout en question.
Séisme à la Fédération (FIGC) : Gravina et Buffon disent stop
L’incendie s’est propagé aux bureaux de la fédération dès le lendemain du match. Ce jeudi 2 avril, le sommet du football italien a explosé en plein vol. Gabriele Gravina a officiellement démissionné de son poste de président de la FIGC.
Écrasé par la pression et l’accumulation des échecs, il laisse derrière lui une fédération fragilisée à quelques mois d’une élection prévue en juin.
Bien avant lui, Gianluigi Buffon, figure emblématique et chef de délégation, a lui aussi annoncé son départ. Et cela, à travers un message empreint d’émotion publié sur ses réseaux sociaux. Il évoque « une douleur qu’il partage avec tout le peuple italien ».
Les conséquences d’une élimination de l’Italie au Mondial 2026
Au-delà du terrain, les répercussions économiques sont tout aussi brutales. Cette absence du Mondial 2026 représente une perte immédiate estimée à 30 millions d’euros.
Ce qui correspond aux primes de participation de la FIFA ainsi qu’aux revenus liés aux sponsors. Mais l’impact ne s’arrête pas là.
En cumulant les absences lors des éditions 2018, 2022 et 2026, les experts évaluent désormais le manque à gagner total à plus de 150 millions d’euros pour l’ensemble de l’écosystème du football italien.
Pourquoi c’est une « Apocalypse » sans fin ?
L’Italie devient ainsi la première grande nation du football à manquer trois phases finales consécutives. Un fait inédit qui témoigne d’un mal profond.
Le problème dépasse désormais le cadre sportif pour devenir structurel. Entre des stades vieillissants sous la menace de sanctions de l’UEFA et un système de formation en perte de vitesse, incapable de produire des talents au niveau des générations précédentes, le constat est alarmant.
Dans ce contexte, cette nouvelle élimination de l’Italie pour le Mondial 2026 pourrait même compromettre l’organisation de l’Euro 2032. Un projet que la Turquie observe désormais avec un intérêt croissant.
Avec les départs de Buffon et Gravina, c’est tout l’organigramme du foot italien qui est à reconstruire. La question n’est plus de savoir comment l’Italie a pu chuter, mais qui aura le courage de ramasser les morceaux.