Après la défaite surprise d’Arsenal hier, Manchester City a parfaitement saisi l’opportunité en balayant Chelsea cet après-midi. Les hommes de Pep Guardiola s’offrent une chance concrète de reprendre leur couronne. Avec six points de retard mais un match en moins, les Citizens ont désormais leur destin entre leurs mains. Le face-à-face entre les deux prétendants le week-end prochain s’annonce déjà comme le tournant définitif de la saison.
L’air de la Premier League est devenu irrespirable en l’espace de 24 heures. Alors qu’on pensait Arsenal capable de tenir la cadence infernale imposée par Manchester City, le château de cartes londonien a montré ses premières fissures.
La défaite concédée à domicile face à Bournemouth (1-2) sonne comme un coup de tonnerre dans le ciel de l’Emirates. Un revers inattendu qui ressemble à s’y méprendre au fameux « craquage » printanier que les fans des Gunners redoutaient tant.
City, le chasseur devenu maître du temps
En déplacement à Stamford Bridge ce dimanche, Manchester City n’a pas tremblé. Une victoire nette (3-0), sans bavure, qui porte la signature d’une équipe qui sait exactement quand accélérer.
Libérés de la pression européenne, les Citizens affichent une fraîcheur physique et mentale qui tranche avec la crispation observée chez les hommes de Mikel Arteta.
Si le classement affiche mathématiquement six points d’avance pour les Gunners, la réalité virtuelle est bien différente. Avec un match en retard à disputer, Manchester City pourrait revenir à trois petites unités d’Arsenal. Autant dire que le matelas de sécurité des Londoniens a fondu comme neige au soleil.
Dimanche 19 avril : la « finale » de l’Etihad, Manchester City – Arsenal
Tout le Royaume n’a désormais qu’une date en tête : le dimanche 19 avril. Pour le compte de la 33e journée, Arsenal se déplacera à l’Etihad Stadium pour affronter Manchester City. Ce n’est plus un simple choc de haut de tableau, c’est une finale pour l’histoire.
Pour Arsenal, l’équation est simple mais terrifiante : il faudra gagner pour stopper l’hémorragie et reprendre les commandes psychologiques. Pour City, une victoire à domicile sonnerait probablement le glas des espoirs d’Arteta.
Dans ce jeu du chat et de la souris, l’expérience de Guardiola dans les sprints finaux pèse lourd, très lourd.