Après deux revers cuisants contre Osasuna et Getafe, le Real Madrid d’Álvaro Arbeloa a arraché une victoire miraculeuse à Celta Vigo (2-1) ce vendredi 6 mars 2026. Derrière les trois points, le contenu inquiète. Analyse d’un hold-up en plein sursis.
Le « Braquage » de la 95ème minute
Le score est flatteur. Il est même trompeur. Le Celta Vigo a dominé les débats. Thibaut Courtois, encore impérial, a multiplié les arrêts. Le salut est venu du chaos. Une frappe déviée de Federico Valverde a fait mouche au bout du temps additionnel. Le VAR a validé ce but après une longue attente. Ce Real ne cherchait plus la victoire. Il l’a volée.
Aurélien Tchouaméni avait pourtant ouvert le score de la tête dès la 11ème minute. Mais l’incapacité des Merengues à tenir le ballon a sauté aux yeux. Privé de sa colonne vertébrale, le Real a subi. Il a reculé. Il a fini par craquer à la 25ème minute.
Arbeloa : Un sursis nommé Valverde
Ce succès à Vigo n’est pas une fin de crise. C’est un simple répit pour Álvaro Arbeloa. Le technicien madrilène était sur la sellette après une semaine noire. Il a tenté des paris audacieux ce soir. Il a lancé les jeunes Thiago Pitarch, Manuel Angel et César Palacios.
Pourtant, le constat est sans appel : tactique floue. Sans circuit de passe clair, le Real s’en remet aux exploits individuels. Dépendance totale : l’absence de Kylian Mbappé (toujours aux soins) laisse un vide abyssal en attaque.
Arda Güler, bien que volontaire, ne peut porter seul l’animation offensive. Défense aux abois : sans Antonio Rüdiger, l’arrière-garde madrilène a semblé plus fragile que jamais face aux assauts galiciens.
L’arbre qui cache la forêt
Peut-on se contenter de l’ADN de gagneur quand le jeu disparaît ? Les supporters madrilènes sont divisés. La victoire permet de rester au contact du FC Barcelone dans la course au titre. Pourtant, le « Style Arbeloa » peine à convaincre les observateurs les plus exigeants.
Ce soir, le Real Madrid a gagné. Mais le Real Madrid a souffert comme depuis quelques semaines. La Maison Blanche ressemble davantage à un chantier à ciel ouvert qu’à une machine de guerre prête à conquérir l’Europe. Le match contre Manchester City en huitièmes de finale de Ligue des Champions sera un véritable test pour Álvaro Arbeloa.