L’Espagne et la Belgique se retrouvent ce vendredi 10 juillet en quarts de finale du Mondial 2026. Derrière l’enjeu sportif, une vieille histoire revient sur le devant de la scène. Celle de 1986, année où les Diables Rouges avaient brisé le rêve espagnol au même stade de la compétition. 40 ans plus tard, la Roja veut écrire une nouvelle page. Mais le souvenir de cette élimination reste encore présent dans les mémoires.
1986, une blessure qui n’est jamais totalement refermée
Au Mondial 1986 au Mexique, l’Espagne avait atteint les quarts de finale avec de grandes ambitions. Face à la Belgique, la sélection espagnole avait dominé une grande partie de la rencontre. Mais les deux équipes n’avaient pas réussi à se départager après prolongation (1-1).
La décision s’était finalement faite aux tirs au but (5-4). Les Diables Rouges avaient obtenu leur qualification et laissé une énorme déception dans le camp espagnol.
Cette rencontre appartient désormais à l’histoire des confrontations entre les deux nations. Elle donne une dimension particulière au rendez-vous de 2026.
Cette élimination est restée comme l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire de la Roja en Coupe du monde. Si les acteurs ont changé depuis longtemps, ce quart de finale est régulièrement évoqué lorsque l’Espagne retrouve la Belgique dans une grande compétition. 40 ans après, ce précédent historique ajoute une dimension émotionnelle à cette nouvelle confrontation.
Une Espagne sûre de sa force
La Roja aborde ce quart de finale avec une confiance totale. L’équipe de Luis de la Fuente réalise jusqu’ici un parcours presque parfait. Elle a remporté tous ses matches dans ce Mondial et n’a toujours pas encaissé le moindre but. Avec cinq victoires, 11 buts inscrits et aucun encaissé, l’Espagne s’est imposée comme l’une des équipes les plus solides du tournoi.
Au-delà des chiffres, c’est le contenu qui impressionne. L’Espagne s’appuie sur un jeu de possession, une circulation de balle fluide et une grande qualité technique. Au milieu, Rodri et Pedri dictent le rythme et permettent à la Roja de contrôler ses rencontres.
Devant, la jeunesse répond présente. Lamine Yamal apporte sa vitesse et son imprévisibilité, tandis que multiplie les passes pour alimenter son coéquipier du Barça ou l’attaquant de la Real Sociedad. Plus axial, Mikel Oyarzabal, déjà auteur de 4 buts dans cette Coupe du monde, devrait confirmer son talent de buteur.
Après sa victoire 1-0 contre le Portugal en huitièmes de finale, l’Espagne avance avec des certitudes. Face à la Belgique, elle cherchera à prolonger sa série et à effacer définitivement le souvenir de 1986.
La Belgique veut profiter de son retour en force
En face, la Belgique arrive avec une confiance retrouvée. Les Diables Rouges ont envoyé un message fort en huitièmes de finale avec une victoire convaincante face aux États-Unis (4-1). Le buzz autour de l’intégration de Folarin Balogun dans l’effectif américain n’a rien changé à leur motivation.
La sélection belge possède toujours des joueurs capables de faire basculer une rencontre. Romelu Lukaku reste une menace constante dans la surface adverse.
La Belgique devra cependant trouver la solution face à une équipe espagnole qui aime contrôler le rythme du match. Kevin de Bruyne et Jérémy Doku devraient véritablement être inspirés pour porter cette sélection des Diables Rouges.
Le passé face au présent
L’histoire donne un parfum particulier à cette affiche. Mais sur la pelouse, ce sont les joueurs de 2026 qui devront écrire leur propre histoire. L’Espagne veut effacer le souvenir de 1986. La Belgique veut rappeler qu’elle reste capable de jouer les premiers rôles.
Cette rencontre entre ces deux grosses nations promet des étincelles. Qui de l’Espagne ou de la Belgique réussira à valider pour son billet pour le tour suivant de ce Mondial 2026 ? Affaire à suivre ce soir à 19h GMT.